Dès que quelque chose me stresse, j’ai une envie irrésistible de manger sucré. Pour quelle raison ?
Le système sérotonergique participe de manière déterminante à la régulation de l’humeur. Pour la constitution du neurotransmetteur appelé sérotonine, on a besoin de l’acide aminé principal, la tryptophane. Plus la quantité de tryptophane parvenant au cerveau est importante, plus la quantité de sérotonine formée et libérée augmente, ce qui contribue à un effet de bonne humeur.
La libération d’insuline après la consommation de glucides provoque, outre la régulation du cholestérol, une absorption accrue d’acides aminés dans les cellules musculaires (à l’exception de la tryptophane). En conséquence de quoi, la tryptophane « reste » dans le sang, peut passer plus facilement la barrière sang-cerveau et parvient « sans concurrence » dans le cerveau. Cela signifie que la nourriture peut aider momentanément à surmonter des situations pénibles. Mais prudence : si nous ne disposons pas d’autres moyens de défense, il peut s’installer facilement un état de dépendance et une surcharge pondérale.
Cette dépendance est appelée « carbohydrate craving ». La plupart des « cravers » préfèrent une combinaison d’aliments riches en glucides et en graisse (chocolat, biscuits, chips).
