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Le mobilier de Vaux Le Vicomte
Mobilier et objets d’art
Après les ventes aux enchères publiques de 1793 et 1808 de l’énorme collection artistique des Choiseul constituée en un siècle, une vente des greniers eut lieu sur place, et les nombreux meubles et tapisseries (dont une portière "de la Licorne des Gobelins"), tableaux (un Restout, un Santerre, trois de Troy, etc), objets d’art (dont "un régulateur en bois d’ébène et bronzes dorés") et livres exclus de la cession furent transportés à Paris pour y être dispersés les 3, 4 et 5 avril 1875 - ou 1876 ? à l’exception de deux grandes tables, ultimes témoins du mobilier Fouquet, quatre bustes, deux grands athlètes antiques et sept tableaux de "l’héritage Villars" - qui y sont encre conservés.

Les Sommier le remeublèrent en s’entourant des conseils de l’architecte et décorateur Emile Peyre auprès de nombreux antiquaires parisiens, et en faisant réaliser un mobilier de style approprié au bâtiment (par exemple un billard inspiré de Boulle par l’ébéniste Henri Dasson, vendu depuis).
Une restauration générale des bâtiments de grande ampleur est alors engagée de 1875 à 1893 par l’architecte Gabriel-Hippolyte Destailleur, secondé par le méconnu Elie Lainé, et à partir de juillet 1877, les Sommier y séjourneront chaque année de juin à décembre.
Les bassins (sauf une douzaine) sont restaurés, ainsi que les grottes et les cascades. Des statues anciennes ou commandées à des sculpteurs du temps sont implantées dans le jardin. Toutefois les parterres demeurent à l’état de simples pelouses ; les travaux sont gigantesques.
Alfred Sommier mourut à Vaux en 1908.

Le 30 juin 1918, Georges Clemenceau, Président du Conseil, s’y arrête sur le chemin du Grand Quartier Général des Armées au château de Bombon, pour y voir l’hôpital militaire auxiliaire n°23 créé 4 ans avant dans les communs par Germaine Sommier, née Casimir-Périer (1881-1968), où furent soignés 1115 blessés. Les généraux Foch et Weygand l’imitèrent le 12 juillet.

En 1911, Edme Sommier, seul fils d’Alfred, charge le célèbre paysagiste Alfred Duchêne d’achever la restauration des jardins, qui recrée les parterres latéraux, les "parterres de broderies", le parterre central et le parterre de fleurs, travaux qui ne s’achèvent qu’en 1923.
Depuis, les environs du pont de Mont et la terrasse supérieure du parterre de fleurs ont été déboisés pour restaurer les dispositions du XVIIe siècle.

Le domaine est aujourd’hui la propriété du comte Patrice de Vogüé, qui le reçut en cadeau de mariage de son père Jean de Vogüé, neveu d’Edme Sommier, mort en 1945 sans postérité.
YLP
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